Hunvrees - Rêveurs

Les Hunvreers, autrement dit, les Rêveurs sont les personnes qui peuvent accéder à An Sidh durant leurs rêves.

Nous sommes connectés,

Nous vivons An Sidh,

Nous sommes les Hunvreers

Voici un Talla cliù  (Hall of fame) des hunvreers actuels,

les fondateurs de ce projet de partage de connaissance.

Eolise

Je suis une jeune aspie, (asperger) ayant de gros problèmes d’interactions sociales et d’intégration sensorielle. Il y a un an, deux semaines et trois jours, mon père m’a inscrite à un programme expérimental sensé me faire progresser dans mes apprentissages et améliorer ma vie sociale. De mon point de vue, les résultats sont mitigés, pour ne pas dire nuls. Certes, j’ai fait de timides progrès en ce qui concerne les interactions sociales, mais au niveau de l’intégration sensorielle c’est la cata, pas de progrès et en plus, maintenant, j’ai des visions.

Je ne sais pas si je dois dire visions ou hallucinations ou bien hunvres comme dit Marhzin (un gars que j’ai rencontré à une convention de comics). En tout cas, maintenant, je vois un lieu semblable à Stonehenge, mais un Stonehenge en parfait état, comme s’il servait encore.

Comme Marhzin, je suis une Hunvreer chimique.

Nina

Je suis une chanteuse et j’ai toujours été sensible aux gens, aux émotions, aux feelings.

Le lendemain d’un concert en haute Loire, j’ai visité le camp d’Antoune, un ancien camp celte, bien connu pour son magnétisme particulier. J’y suis resté la journée, à méditer.

La nuit suivante, j’ai eu la vision d’un portail ouvragé. Cette vision à été de plus en plus fréquente, jusqu’à devenir quotidienne. Toutes les nuits je voyage vers ce lieu magique et étrange que je connais parfaitement mais qui réussit quand même à me surprendre.

Peu après, j’ai rencontré Marhzin lors d’un concert, il m’a parlé de ses visions, de ses hunvres comme il les appelait et il m’a convaincu de partager les miens.

Depuis, je suis mieux, c’est plus facile à vivre, moins oppressant, pouvoir en parler est libérateur.

Marhzin

Hello World, je suis un étudiant en jeux vidéo. Mon prénom est Neal, mais, depuis quelques temps, celui de Marhzin s’est imposé à moi.

L’année dernière, et avant, j’étais une sorte de reclus, la vie avec les autres, la sociabilité, ce n’était pas mon truc.

Je passais presque tout mon temps libre à coder.

 

Physiquement, je suis grand, filiforme et très effacé, le passe muraille c’était moi. Lorsque je suis quelque part, personne ne me remarquait, je faisais partie des individus invisibles. Le résultat ? Dans la vie de tous les jours, je manquais cruellement de confiance en moi.

Je préférais vivre seul en ayant une vie intérieure riche. On me disait asocial mais sensible, quelque fois philosophe, digne de confiance et je n’ai pas mon pareil pour les énigmes les plus tordues même si la manière de faire n’est pas toujours orthodoxe.

Il parait que je suis un introverti qui préfère son monde de pensées, réaliser ses rêves et écouter ses sentiments.

 

Bref, je reçois mes informations de manière logique et rationnelle et j’excelle à écouter et à regarder autour de moi pour engranger des informations.

 

Si je n’ai pas sombré dans la drogue, l’alcool ou les médicaments, c’est grâce aux ordis, à leur programmation et aux kilomètres de code que j’ai écrit. De temps en temps je m’amuse avec des objets connectés ou je les bidouille.

Coder est ma thérapie.

 

Mais tout c’est gâté à partir du moment où j’ai rencontré mon diablotin perso.

A partir de ce moment, j’ai changé du tout au tout. Je me suis mis à sortir, boire, danser, baiser.

Tout à une fin, et à la suite d’une nuit d’excès en tous genres, j’ai eu une série d’hallus qui m’a assaillie alors que je conduisais pour aller à une teuf.

Imaginez un troupeau d’énormes dragons hyper réaliste (comme ceux de Skyrim, mais encore plus réalistes, imaginez les !)  vous fonçant dessus. J’ai essayé de les éviter, la voiture a sauté la glissière, dévalé la pente sur plus de deux cents mètres en faisant une vingtaine de tonneaux.  Ma copine est décédée ainsi que mon meilleur pote, l’autre est devenu une sorte de légume plongé dans le coma.

Depuis, des visions nocturnes s’imposent à moi. Au début, c’était de temps en temps, puis leur fréquence a augmenté. Désormais, j’en ai une par nuit. Elles me guident, me font explorer de nouvelles contrées.

Lorsque je suis en trance, il m’arrive de me mettre à coder comme un somnambule fou.  Il peut aussi m’arriver de m’enregistrer avec mon S7, racontant le rêve que je viens de vivre.

Lorsque je code, je créé des jeux en Réalité Virtuelle, totalement immersif. Je code des épisodes qui correspondent à une étape de mon expérience.

 

Après m’être rendu compte que je n’’étais pas le seul à vivre des expériences semblables, j’ai créé ce site web connectedworlds.com où les autres hunvreers peuvent se retrouver.

Ces visions, totalement différentes d’hallus causée par la drogue, ont changées ma vie.

Je suis un Hunvree chimique.

 

 

Jen

Jen est un jeune homme qui a été retrouvé amnésique dans les rues de Marseille, il était poussiéreux comme s’il avait traversé le Sahara.

Il ne se souvenait pas de son identité, de son passé, et encore moins d’une quelconque langue qu’il aurait dû maîtriser.

Au début, il avait même du mal à manger avec une fourchette. Désormais, il réapprend tout, doucement, et peine à apprendre le français. Son moyen de communication préféré est devenu l’appareil photo de son téléphone.

Jen a une grande facilité à s’exprimer à l’aide d’images. Depuis quelques temps, il a des hallucinations nocturnes. Et il essaye de les retranscrire avec des photos.

Marhzin l’a trouvé par hasard, grâce à Instagram et aux tags sur ses photos.

Vous avez des rêves récurents ?

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